L’article retrace le parcours de Jacques Perconte, partagé dès ses débuts entre cinéma, arts plastiques et informatique. À partir des années 1990, il explore Internet et la vidéo, puis fait de la compression numérique un outil de création. Il travaille les flux vidéo pour révéler leurs textures et leurs structures, et décline cette recherche en films, installations et tirages.
L’entretien insiste sur le dialogue entre images fixes et images en mouvement : les tirages arrêtent des images issues de vidéos et rendent visibles des dynamiques internes que la projection ne montre pas de la même manière. Il évoque aussi le rapport aux paysages, la référence à la peinture et la tension entre nature et technologie.
Enfin, Perconte y défend une pratique fondée sur l’approfondissement de ses propres outils. Il se montre critique envers les automatismes informatiques et l’usage de l’intelligence artificielle, notamment en raison de sa consommation énergétique et de sa tendance, selon lui, à réduire les possibilités de création.
Plusieurs corrections et précisions sont nécessaires. Philippe Fernandes doit être nommé Philippe Fernandez. À l’époque évoquée, Jan Kounen sortait Dobermann ; L’Homme qui rétrécit est un film récent. L’équipe initiale était composée d’Eddie Ladoire, Nicolas Puybarreau et Bruno Charenton. Le chercheur mentionné est Bidhan Jacobs, auteur d’Esthétique du signal (Mimesis) : https://www.editionsmimesis.fr/catalogue/esthetique-du-signal/. « USAS » doit être remplacé par Master Documentaire de LUSSAS (Master 2 Documentaire de création – Option Réalisation, Université Grenoble-Alpes / Ardèche Images), et « L’Antal Baldwinstein » par Lahntal, Balduinstein.
L’historienne de l’art rencontrée lors de mon exposition Alpes au Musée Faure, en 2019, est Marine Kisiel, l’une des commissaires de l’exposition Degas, et non « Marine Tizienne ».
L’image actuelle peut être remplacée par celle-ci : https://live.staticflickr.com/65535/54485303550_3175c31a38_k.jpg. Sa légende est Lahntal, Balduinstein, 2019–2023, Galerie Charlot, 2023. La fiche technique de l’œuvre est : Lahntal, Balduinstein, 2022 — 360 × 445 mm, impression numérique 1:1 (360 dpi), jet d’encre sur papier Photo Rag® Hahnemühle 308 g ; compressions dansantes de données vidéo détaillées à la main.
Pour décrire ma pratique, « très souvent » devrait être remplacé par « cela peut arriver ». « Par la fenêtre de mon Airbnb » devrait devenir « depuis la chambre » : je choisis parfois les lieux pour la vue.
Concernant l’exemple de Philippe Descola, il rapporte qu’un Indien Achuar dit : « On est bien. » Sur le moment, il interprète cela comme « C’est beau », projetant son propre cadre esthétique sur une expression de bien-être. Cette distinction me questionne : ne projette-t-on pas, de la même manière, notre culture picturale sur mes images ?